DUO CLERMONT / BRISSON
Création Performance interdisciplinaire d’art-médiation
Sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine
Trois-Rivières, juillet 2021
L’intervention installative et performative regroupe cinq personnes, soit les deux artistes porteuses du projet, Isabelle Clermont et Camille Brisson, ainsi que trois participant.e.s de l’organisme La Fenêtre, Anni-Kim Charest-Talbot, Josée Lamothe et Marylène Massé accompagnatrice. L’oeuvre de musique improvisée(flûte et harpe augmentée) et danse se déroulera dans l’espace vert du Sanctuaire Notre-Dame du Cap-de-la-Madeleine, près du tombeau et de la grotte (voir photo). De grands tableaux textiles faisant office de partitions graphiques seront installés entre les arbres.
Note :Nous utiliserons le qualificatif extra-ordinaires pour désigner les personnes qui vivent avec une limitation physique ou cognitive. Ce choix terminologique attribue un sens positif à la différence et témoigne de notre reconnaissance de la valeur et l’apport de ces personnes pour notre société.
LE COLLECTIF | La rencontre était écrite. Depuis quelques années maintenant, le duo flirte et surf dans les mêmes courants, entourages et inspirations artistiques mais sans jamais avoir l’occasion de collaborer. Toutes deux Trifluviennes d’origine, ferventes adeptes de la médiation culturelle et à la sensibilité lucide, les coups de cœur communs et les conversations enfiévrées se devaient de culminer vers l’acte de création. L’appel lancé par la municipalité de Trois-Rivières était un signe. C’est donc avec empressement et tout naturellement que le projet fécond Extension d’un souffle : quintette pour sons, corps et roues est né.
LA THÉMATIQUE. | Unir, (R)assembler, (Inter)relier nos racines-souches vivant dans nos mémoires, dans nos paysages sonores.
Amener dans ce processus de création collective nos personnes extra-ordinaires à saisir cet ancrage. Développer cet enracinement à la nature, à notre groupe et en faire ressortir par la musique improvisée et la danse… la douceur et la force de s’unir, de faire croiser nos différences.
Dans l’ancrage au moment présent nous laissons place au déploiement du processus créatif porté vers la transformation des personnes extra-ordinaires pour réenchanter le monde.

DESCRIPTION DU PROJET | L’intervention installative et performative regroupe cinq personnes, soit les deux artistes porteuses du projet, Isabelle Clermont et Camille Brisson, ainsi que trois participant.e.s de l’organisme La Fenêtre, Anni-Kim Charest-Talbot, Josée Lamothe et Marylène Massé accompagnatrice.
L’intervention de musique improvisée(flûte et harpe augmentée) et danse se déroule dans l’espace vert du Sanctuaire Notre-Dame du Cap-de-la-Madeleine, près du tombeau et de la grotte (voir photo). D’une part, 3 grands tableaux textiles d’une dimension d’environ 8 x 20 pieds, faisant office de partitions graphiques seront installés entre les arbres.
La performance proposée se décline en trois tableaux sonores et performatifs, de quinze minutes chacun, plantés au cœur d’une installation monumentale mais de par sa constitution, légère et intime. Non sans évoquer le rideau, le voile, le landau, le berceau même, l’installation textile saura instaurer un climat de confiance, une distanciation sécuritaire et naturelle tout en gardant une ambiance enveloppante pour les citoyens, témoin de la rencontre. La formule en tableau, petites pièces, assurera un temps d’arrêt et permettra la déambulation. Ce sont donc plutôt qu’un grand concert, trois petits moments d’intimité précieux et inclusifs, captés et éphémères, vécus à l’emporte-pièce.
Jouant d’abstraction, les œuvres visuelles et sonores sauront transcender les cultures et différents profils pour offrir une expérience unique et permettre une appropriation du moment et lieu public par une communion citoyenne.
Le langage des corps, le murmure de l’intuition, l’ouverture et la synchronicité propose un dialogue allant au-delà du cercle de création mais invite surtout à la reconnection au Tout présent. Artistes, public, environnement, œuvre et mouvement ne sont plus qu’un, unis par l’expérientialité du moment de création, transcendant la distanciation.


